La pièce d'Isolïo [8]

La pièce d'Isolïo
[CHAPITRE CORRIGE par la très gentille brocéliande--]



8. Lointain, ils sont deux

Le 4 septembre ! Le jour de la rentrée à Poudlard ! Harry avala sa salive difficilement. Cela faisait environ un mois qu'il était enfermé ici, seul. Que s'était-il passé là-bas ? Voldemort avait-il frappé ? Comment sa propre disparition était-elle apparue ? Harry avait brusquement du mal à respirer. Comme tout lui manquait ! Les blagues sans intérêt de Ron et les remarques incessantes d'Hermione lui paraissaient maintenant si lointaines, même la maison des Dursley, il commençait à la regretter (ce qui n'aurait pu arriver vraiment qu'en dernière nécessité !). Au moins dans le pavillon moldu, il voyait des Hommes, il recevait des nouvelles de ses amis, de l'Ordre (un minimum).
Sa rentrée en sixième année, son rôle de capitaine dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor, le nouveau professeur, il n'allait jamais connaître ça ! Ni même les cours particuliers de Dumbledore...
Harry s'affaissa encore plus sur lui-même. Il perdait espoir, il savait désormais que plus rien ne serait pareil après cette expérience, si il en ressortait un jour.

Pendant ce temps, Drago avait observé les épaules de Potter se courber, sa face si célèbre disparaître sous ses cheveux en bataille. Que lui était-il arrivé ? Bien sûr, Drago avait entendu parler de la disparition de l'Élu grâce aux nombreux journaux du monde sorcier. Même le Time moldu en avait parlé. Celui en qui tous croyaient s'était volatilisé, un peu comme si il abandonnait la tâche que tous lui avaient confiée avec espoir. Une tâche bien lourde en vérité.
Même lui, Drago, alors qu'il ne voulait pas le reconnaître, souhaitait que ce garçon pas très intelligent le délivre de la menace permanente du Maître des Ténèbres. Depuis tout petit, il craignait la face de serpent que vénérait son père. Contre son gré, il avait du s'enrôler dans l'armée de Mangemort : jamais il ne laisserait sa mère mourir.
Drago regardait Potter avec toute la malveillance possible depuis que ce dernier l'avait repoussé il y a cinq ans. Drago n'avait jamais oublié que la vedette de tous les journaux sorciers lui avait préféré un Weasley, un traître à son sang. Et même si Drago n'adorait pas son paternel, il haïssait toute de même Harry Potter pour ce qu'il avait infligé à sa famille. C'était à cause de lui que le Seigneur le faisait souffrir à chaque fois. Même lui, comme tous les professeurs ou presque, préférait la figure au célèbre éclair plutôt que lui, Drago Malefoy, l'héritier d'un des plus grandes familles nobles du monde sorcier !
Ressassant ses souvenirs douloureux, Drago détailla l'autre. Jamais il n'y avait vraiment prêté attention. Potter était grand et vraiment très mince : Drago était sûr que l'on devait sentir les os sous la peau. Son visage avait l'air fatigué. D'après les journaux, Potter avait disparu il y a environ un mois. La souffrance psychique qu'il avait dû subir depuis devait être colossale. Soudain, Drago secoua sa tête. Comment Potter pouvait t-il avoir l'air fatigué ? Ses traits paraissaient au contraire reposés, ses yeux verts n'étaient pas soulignés par l'ombre d'une cerne. Etonnamment, le visage jeune donnait une impression de fraîcheur qui contrastait avec l'éclat de folie qui brillait dans les prunelles du garçon.

- Harry !?

# Posté le lundi 20 août 2007 05:39

Modifié le samedi 17 janvier 2009 12:14

La pièce d'Isolïo [9]

La pièce d'Isolïo
[CHAPITRE CORRIGE par la très gentille brocéliande--]



9. Se connaître : difficile ?

Harry sursauta. Malefoy l'avait appelé, et de surcroît, par son prénom. Méfiant, il observa l'autre jeune homme adossé négligemment contre le mur blanc. Que lui voulait-il ?
Le c½ur de Drago se mit à battre en accéléré. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Pourquoi l'appeler ainsi ? Drago n'avait jamais perdu le contrôle de lui-même et ce n'est pas maintenant que cela devait arriver. Les yeux étonnés de Potter le regardaient comme si il le voyait pour la toute première fois. Idiot ! Comment allait-il réagir ?
Harry ne comprenait toujours pas le cri de Malefoy quand dans son regard si clair, il ne discernait que du mépris. Que pouvait bien penser l'autre à cet instant ? Harry se demandait encore une fois comment il pouvait garder l'espoir de vivre surtout en compagnie d'une telle vipère. Les comédies d'enfant gâté de Malefoy le répugnaient, ainsi que son attitude hautaine et parfois haineuse. Que lui avait-il fait au final ? C'était lui qui avait commencé en repoussant par racisme ses amis.
Drago observait les jeux que les mains de Potter formaient. Il supposait que l'autre devait être angoissé, devait penser sans arrêt à sa condition : égoïste ! Drago ne voulait pas réfléchir sur l'état de Potter, mais, inconsciemment, il revenait toujours à ce sujet. Qu'avait enduré le héros de Poudlard ? Qu'est-ce que pensait celui qui, par quatre fois, avait échappé au Mage le plus puissant et le plus sombre de tous les temps ? Quelle solution pouvait-il apportée à leur enfermement ? Sans doute, aucune ! Drago se leva brusquement, Harry Potter n'avait eu jusqu'ici que de la chance et des amis un peu fous. Brusquement, il regrettait que la Sang-de-Bourbe ne soit pas là avec sa connaissance d'intello.
Harry avait sursauté quand Malefoy avait quitté sa position accroupie. Perturbé, il se laissait aller à simplement observer les va-et-vient du Serpentard. Il soupira. Finalement, c'était bien qu'il ne soit plus seul.
Drago essayait de se rappeler ce qu'il avait lu. Certes, il avait fait le fier en étalant son savoir devant Potter, mais il était sûr qu'un élément essentiel échappait à son explication. Après s'être fait railler à plusieurs reprises par son père qui s'étonnait qu'une fille moldue réussisse mieux que lui, Drago s'était plongé un peu plus dans les études. Pour satisfaire le Lord des ténèbres, il avait appris par c½ur des tas de bouquins sur la Magie Noire.
Harry se roula encore plus en boule. Ses longues jambes repliées et sa tête enfouie dans ses bras croisés. Il voulait oublier. Pourquoi tout cela était-il arrivé ? Qui avait intérêt à rassembler ainsi un Serpentard et un Gryffondor qu'une haine ancestrale séparait ? Harry se mit debout. Il était face au visage calme de Malefoy. Ce dernier n'avait pas encore eu la chance de profiter de l'aspect hospitalier de cette drôle de cellule. Son visage pâle traduisait une fatigue importante et une souffrance sans doute quotidienne. En fixant ainsi la figure de l'autre, Harry espérait mieux comprendre.

La faille était pourtant simple, ils étaient deux dans un principe unique. La solitude ne pouvait atteindre son but ici, même si les deux protagonistes étaient ennemis. La haine violente qui existait entre eux allait les pousser à se battre, à refuser d'abandonner leur cause. Jamais ils ne s'avoueraient à l'un, à l'autre combien ils souffraient, combien ils auraient besoin d'aide. Mais...

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# Posté le lundi 20 août 2007 05:43

Modifié le samedi 17 janvier 2009 12:15

La pièce d'Isolïo [10]

La pièce d'Isolïo
[CHAPITRE CORRIGE par la très gentille brocéliande--]



10. Des facteurs man½uvrables

Un brusque vent froid déferla dans la petite pièce. La température chuta soudainement d'une dizaine de degrés et les deux garçons se mirent à frissonner violemment.
Si on l'entendait, pourquoi ne pas parler ?

- Qu'est-ce qu'il se passe ?, s'écria Harry en regardant Malefoy dans les yeux.

Mais il ne lui répondit pas. Le regard de glace fixé sur l'éclat d'émeraude. Les deux adolescents restaient immobiles. Les vêtements fins d'Harry claquaient étrangement dans cette pièce fermée. Le souffle glacial s'enroulait en spirale autour d'eux.
Harry sentait doucement ses doigts crier sous la morsure du froid. Il était surpris par cette tempête. En un mois, rien ne s'était réalisé. Un vide affreux l'avait juste entouré et depuis que Malefoy était arrivé, il comprenait encore moins ce qu'il lui arrivait. Harry tremblait. Il savait que d'un instant à l'autre, il allait s'écrouler sur le sol.
Mais ce fut Malefoy qui tomba en premier. L'excellente santé que lui avait créé la pièce magique le rendait plus fort que son pire ennemi. Mais cela ne dura pas longtemps. Une minute plus tard, Harry ressentit avec douleur le contact avec le sol gelé.
Le vent diminua petit à petit, mais Harry devinait que la température restait anormalement basse. Combien pouvait-il bien faire désormais ? Zéro, tout au plus !
Drago sentait les larmes monter en lui. En perdant toutes ses forces et en tombant, il s'était fait vraiment mal. La douleur qui avait répandu une douce chaleur dans son corps meurtri était cependant, petit à petit, paralysée par le froid mordant qui régnait. Drago cherchait vainement dans sa mémoire. Il n'avait jamais entendu parler que le geôlier de la pièce d'Isolïo pouvait régler ce type de détails. Doucement mais avec conviction, une idée germait dans la tête de l'adolescent : ce n'était pas une pièce d'Isolïo, c'était pire !
Harry souffrait. L'impression que des milliers de minuscules aiguilles s'enfonçaient dans son corps s'accentuait de minute en minute. Il ferma les yeux, se laissa bercer par les pulsations ralenties de son c½ur. Le froid l'engourdissait, il voulait dormir. Et tièdement replié sur lui-même, Harry avait refermé ses paupières. Ses pensées divaguaient, il allait abandonner. Le sol qu'il sentait devenir neige, lui paraissait prêt à l'accueillir, roulé en boule.
Drago tentait de résister au froid intense, il fallait continuer à se battre. Drago espérait tellement fort d'être retrouvé, il n'allait pas se laisser aller au froid glacial et mortel. Mais c'était si difficile, il faisait si froid. Les paupières de Drago semblaient de plus en plus lourdes. Il allait s'endormir quand il vit Harry Potter à demi effondré sur le sol poudreux. Non ! Il n'avait pas le droit de l'abandonner, il ne voulait pas rester seul. La vision de l'autre presque mourant l'avait ravigoté. Drago se rapprocha de Potter, il le secoua.
Harry entrouvrit les yeux difficilement. Qu'est-ce qu'on lui voulait ? Il voulait dormir. C'était pourtant simple ! A travers ses paupières gelées, il devina plus qu'il ne vit le visage de Malefoy à quelques centimètres du sien. Il disait quelque chose mais Harry ne comprenait pas. Il sentit seulement doucement la chaleur de l'autre lui parvenir. Leurs deux corps enlacés subissaient avec moins de violence l'attaque du froid. Harry s'endormit finalement totalement, mais il savait qu'il n'allait pas mourir.

# Posté le lundi 20 août 2007 05:45

Modifié le samedi 17 janvier 2009 12:16

La pièce d'Isolïo [11]

La pièce d'Isolïo
[CHAPITRE CORRIGE par la très gentille brocéliande--]




Chapitre 11 : Ensemble, et libres


Harry dormait profondément. Il avait senti que, durant son sommeil, les températures étaient remontées. Soudain, le corps qui jusqu'ici le soutenait, se secoua prudemment pour le quitter. Mais Harry resserra sa main sur le poignet de l'autre. Il n'était plus seul.
Drago était resté éveillé depuis le début. Quand Harry allait sombrer, il l'avait pris dans ses bras et réchauffé jusqu'à ce que tout danger soit hors de portée. La pièce, au gré de ses envies, avait de nouveau retrouvé une chaleur ambiante agréable. Mais Drago avait peur de réveiller celui qui dormait contre son épaule. Et quand il voulut se dégager, il sentit avec surprise la main d'Harry le retenir. Sans conviction, il s'écarta un peu plus, mais l'autre ne lâcha pas prise. Drago soupira : il était seul avec son pire ennemi et voilà qu'ils se retrouvaient serrés l'un contre l'autre. Jamais il n'y aurait cru et pourtant, il était content dans cette position. Harry ne lui lançait pas une de ses vannes débiles et il appréciait pour la première fois le contact d'un corps chaud.
Harry gardait obstinément les paupières closes. Le sommeil l'avait quitté, trop rapidement à son goût. Et puis, il se sentait si bien, il ne voulait pas voir contre qui il était adossé. Sa conscience refusait d'admettre qu'il pouvait aimer se sentir réchauffer par Malefoy. Et pourtant les grands bras qui l'entouraient ne lui étaient pas désagréables il les avait même retenus. Mais cet instant ne pouvait s'éterniser. Avec appréhension, Harry se décida à affronter la réalité. Hésitant, son regard rencontra les yeux bleus de Malefoy.
- Mais tu n'as pas de lunettes ! s'exclama Drago avant qu'Harry n'ait le temps d'ouvrir la bouche.
Drago était vraiment surpris. Il n'avait pas remarqué ce détail la première fois. Et pourtant le jeune homme paraissait réellement différent ainsi, plus vieux peut-être. Et puis on voyait beaucoup plus ses yeux verts. Drago ne cacha pas son étonnement quand en réponse, Harry lui sourit. C'était vraiment un joli sourire. Drago se secoua brusquement. Comment pouvait-il penser ça ? Harry Potter était son pire ennemi. Une larve rampante qui n'arriverait jamais à sa cheville. Et pourtant ces quelques heures pouvaient-elles avoir changé sa façon de penser ?
Harry ne se comprenait plus; il avait toujours haïs Drago et voilà qu'à ces quelques mots il lui souriait de bon c½ur. Drago Malefoy n'était pas son ami, point final. Harry n'avait pas à se poser de question. Ce n'était pas parce qu'il restait enfermer avec ce prétentieux passé sous de l'eau javel qu'il devait abandonner ses convictions. Et pourtant, ce geste... Malefoy lui avait peut-être sauvé la vie. Pourquoi ?
Soudain les deux garçons se levèrent d'un même bond. Ils se regardèrent, le regard suspect. Puis chacun de son côté secoua sa tête, tentant de faire disparaître les pensées qui leur paraissaient incroyables et peut-être dangereuses. Ils partirent chacun à un bout de la pièce. Ils n'osaient plus vraiment se regarder. La peur de ce qui les attendait dans les prunelles de l'autre, la peur de leurs propres sentiments. Ce pouvait-il que cette expérience commune les rapproche ? Leurs idées fondamentales de la vie étaient pourtant si différentes ! Harry, courageusement se décida à parler. Avant d'affirmer quoique ce soit, ils devaient se connaître.

# Posté le vendredi 24 août 2007 14:39

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:46

La pièce d'Isolïo [12]

La pièce d'Isolïo

[--CHAPITRE CORRIGE par la très gentille brocéliande--]


Chapitre 12 : Est-ce qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis ?


Harry avait ouvert sa bouche. Mais aucun son n'en sortit. Rien, plus rien. Harry n'avait plus de voix. Il porta ses mains à sa gorge, articula de toutes ses forces, tenta même de hurler. Mais rien ne se produisit, il était devenu aphone.
Les pensées d'Harry se bousculaient, le froid devait être responsable de cet incident. Il décida de se masser un peu la gorge, espérant que ses cordes vocales accepteraient rapidement de fonctionner à nouveau.
Il trouvait enfin un compagnon à qui parler. Quelqu'un avec qui briser l'ennui général. Se retrouver face à son pire ennemi - oui, il restait son pire ennemi malgré ce qui venait de se passer - semblait à Harry la meilleur solution pour ne plus perdre la tête. Se lancer des vannes bien sèches et méprisantes devenait pour lui une occupation de rêve après tant d'heure d'oisiveté. Pourquoi perdait-il sa voix juste à ce moment-là ? Harry ne comprenait pas. La Pièce l'avait pourtant gardé en excellente santé jusqu'ici.
Harry secoua sa tête, très bon moyen de se remette les idées en place. Peut-être, mais, Elle, la pièce ou quoi que ce soit, avait aussi bien failli le tuer sans l'intervention inattendue de Drago. A moins qu'elle ne l'ait prévu. Harry sentait les battements de son c½ur s'accélérer. Tout cela l'énervait au plus haut point, il en avait marre d'être manipulé !
Harry voulut crier sa colère. Mais, comme avant, aucun son ne se décida à s'échapper de sa gorge pourtant bien massée. Harry frappa le sol de ses mains et le claquement résonna dans la pièce.

Drago sursauta. Il avait gardé jusqu'ici les yeux baissés sur ses bras. Ceux qui avaient enveloppé Harry. Surpris, il regarda Harry s'énerver en silence devant lui. La scène était vraiment ridicule et Drago se mit à rire. Son rire doubla de volume quand il croisa le regard furieux d'Harry qui donnait l'impression de mimer avec force des répliques sans aucun doute injurieuses. Au bout de quelques instants, le jeune Serpentard comprit le problème de son colocataire forcé. Extinction de voix ;
Le temps passa et Drago finit par voir Potter se calmer. Drago souriait toujours tandis qu'Harry se roulait en boule dans un coin de la pièce.

- Eh ! Potter !, s'exclama alors le jeune sorcier. Tu nous as fait une drôle de crise-là ! Dommage que tu ne l'aies pas fait devant Ombrage. La vieille grenouille aurait apprécié de pouvoir t'enfermer pour cause de folie, nous serions enfin tranquille.

Drago était joyeux, le poids de ces derniers mois s'enlevait tandis qu'il reprenait son attitude des années passées, après tout il n'avait que seize ans, bien jeune pour servir le Lord Noir.
Harry donna l'impression de grogner. Drago qui s'ennuyait repris cependant la parole.

- C'est drôle, hein ? Tu ne peux plus me répondre, tu es à ma merci ! Je vais faire ce que je veux de toi, maintenant. Espèce de poule mouillée. Tu es totalement incapable de te défendre !

Harry avait tourné la tête et le regardait fixement.

- D'habitude, tu m'empêches toujours de dire l'essentiel. Te dire combien je te hais, combien je te méprise. Combien tu n'es qu'un sale petit vermisseau qui devrait depuis longtemps retourner vivre chez ses moldus. Car tu les aimes, hein, tes moldus. Comme la Sang-de-Bourbe. Et pourquoi vous ne sortez pas ensemble ? Ah, j'oubliais le Ronny, le traître. Tu dois être drôlement jaloux !

Sous le regard satisfait de Drago, Harry devenait de plus en plus rouge. Mais il continuait de dévider son venin. Pour que les mots prennent plus de force, il renversa la tête et ferma les yeux.

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 05:44

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:48